Stéphane GAUTIER

L'ENFANCE DE L'ART

Happy bears

L'enfance de l'Art

Stéphane Gautier a adopté un ours, à moins que ce ne soit l’inverse. Qui de l’animal ou de l’artiste a pris l’autre pour totem ? Le plasticien a entamé son voyage dans les terres universelles du souvenir et de la mémoire avec pour guide la plus évidente, narrative et fantasmagorique représentation de l’enfance : un ours.

Bien qu’objet d’amour total, l’artiste a cependant voulu pousser « son expérience régressive via plantigrade » jusqu’au bout. Afin de s’assurer la totale empathie de son observateur, Stéphane Gautier n’a pas opté pour un ours ordinaire mais pour le bonbon de notre enfance en forme d’ourson qu’il baptise « Happy bears » (sculpture en alliage aluminum et acier), élément conducteur universel de nos émotions infantines.
Dessiné à la main par l’artiste, les « Handmade » illustrent les codes et les symboles de notre société de consommation. À la façon suréaliste de René Magritte avec son « Ceci n’est pas », les ready-made en technique mixte de Stéphane Gautier détournent les marques du luxe, transfigurent les héros du cinéma, font référence aux artistes contemporains… Déplaçant l’objet d’un contexte à l’autre, c’est par cette distance ironique que l’artiste nous invite à un propos plus profond sur le rapport sémiotique, sur les moyens de la représentation et sur l’efficacité de la communication du monde d’aujourd’hui.

Tirages d’art en édition monotype signée et numérotée /30.

Impression encres pigmentaires sur papier Hahnemühle Fine Art Rag Bright White 310 g/m² (garantie 75 ans de conservation), format : 21 x 29,7 cm.

Finition vernis brillant sélectif peint à la main par l’artiste. Conditionné dans une pochette de protection, livré avec son certificat authenticité.

Mini Collector

Œuvres originales

Mini Collector Ruined
Œuvre originale signée par l’artiste.

Édition limitée /20 ex. Dim. 23 x 23 x 4,5 cm.
Assemblage sur papier photo brillant, collage sculpture en alliage aluminium et acier, ourson flashé à l’or ou peint et vernis à la main par l’artiste.

Encadrement bois blanc,
livré avec son certificat d’authenticité.

Stéphane Gautier

Artiste contemporain hors normes

Diplômé des Arts graphiques en communication visuelle, Stéphane Gautier tire de son art, un talent unique à décrypter les symboles et les images. Il les transforme en un alphabet universel, perceptible par chacun, dans un lien immédiat et direct avec l’œuvre.

Stéphane Gautier réalise son premier tableau à l’âge de 13 ans, en décidant de coller et de peindre ses jouets sur une toile. Premier geste provocateur et genèse artistique qui, retrouvé des années plus tard, suscite émotion et reconnaissance de la part de tous ceux qui découvrent les objets affectifs qui ont marqué leur passé. A la suite de cette impulsion fondatrice, Stéphane Gautier ne se départira jamais de l’intérêt qu’il porte à l’enfance, selon lui, le seul moment où les besoins primaires s’expriment de manière universelle. Inutile de chercher plus loin la raison de l’attachement que chacun porte à ces réalisations : c’est qu’elle les touche instinctivement.

Et pourtant, si par leur caractère symbolique et mémoriel, les pièces de Stéphane Gautier suscitent immédiatement l’empathie, cette séduction porte bien en elle un programme plus ambitieux. Car il ne faut pas s’y tromper, si ce plasticien nous charme, c’est pour mieux nous faire réfléchir et ressentir le pouvoir de l’image : détournement de contextes comme ces « Happy bears », accumulations de petits jouets – dé-marqués -, hiatus troublant entre le fond et la forme lorsque qu’une troupe de petits soldats s’agrège en grand cœur sur la toile…

Les réalisations sont jubilatoires, certes, et l’on y perçoit tout autant son savoir-faire que son enthousiasme, passant d’un médium à l’autre, utilisant toutes les possibilités d’un « ready-made » pour les transfigurer en tableaux, sculptures, objets surréalistes ou précieux… Tout y passe ou presque. On le comprend cependant dans un second temps : l’art de Stéphane Gautier est en décalage permanent. Déplaçant l’objet d’un contexte à l’autre, réinjectant les symboles stéréotypés de l’enfance vers un environnement d’adultes, il détourne tous les codes de l’art traditionnel (tableaux, peintures, sculptures, dessins) pour se les réapproprier. Et c’est par cette distance ironique que ce créateur intuitif nous invite à un propos plus profond sur les moyens de la représentation, sur l’efficacité de la publicité et de la propagande et enfin sur la sacralisation et le détournement des nostalgies de l’enfance.